Un choix.

C’est parfois une question de chance, souvent une question de choix. Faire un choix est une des choses les plus difficiles. Il faut réfléchir, décider, abandonner peut-être quelque chose pour une chose nouvelle qu’on ignore souvent ou connaît si peu. Ca suppose de la détermination, du courage et de la volonté. Bien sur, certaines décisions sont faciles à prendre, et encore, pas pour tout le monde : le choix du film au ciné, du programme de samedi soir, du sandwich au restaurant. Certains se permettent même de varier les données proposées, comme ajouter une réponse D dans un QCM de trois réponses pour chaque question (A, B, C) ou de substituer les ingrédients d’un plat proposé. Ca donne quelque chose du genre « une salade grecque sans fromage, sans oignons, et sans légumes ». C’est une décision maladroite. Mais elle fut prise. Et c’est l’essentiel.

J’écris pour parler d’une autre catégorie de choix, ceux qui peuvent aller jusqu’à bouleverser tout un mode de vie. Je me suis souvent arrêtée longtemps à la même station : je mange toujours la même glace, je ne lis qu’Amelie nothomb, Coelho, Levy, Weber et quelques autres auteurs. Mais j’ai envie d’en découvrir d’autres pour une fois, qui seront peut-être – et probablement- moins bons a mon gout, mais que je devrais lire rien que pour mieux apprécier les premiers. Ca ne veut pas dire que ma vie ne me plait pas ou plus. C’est juste qu’elle a été ainsi depuis quelque temps, des mois ou même une année ou deux. Alors je décide de la bousculer. C’est une décision impulsive et irréfléchie, immature et spontanée, téméraire mais qui manque un peu d’expérience. C’est une décision qui vient tout remuer. Je ne sais pas si l’on sera plus heureux. Peut-être plus triste. Mais c’est un changement nécessaire. Un besoin pressant et pressé qui ne peut plus attendre.

Tu me demandes ce que je cherche, où je vais et ce que je vais devenir. Mais je ne sais pas quoi te répondre. Parce que j’ai décidé trop vite, j’ai oublié les motifs de mon choix. Mais pour une fois j’ai su le faire. Et comme la salade grecque qui n’en est plus une, il reste valable. C’est une envie d’aller vers l’aventure, d’être seule et mal protégée, d’être fragile certes mais plus indépendante, une bêtise des filles de mon age, une incertitude, une impulsion, un caprice.
Vais-je revenir ? Suis-je vraiment partie ? Peut-on tout changer par simple choix ? Je ne sais pas… Et si je change d’avis, peut-être qu’à ton tour t’auras fais un choix. C’est ton droit.
Ca se termine exactement comme ça a commencé, dans le respect du « parallélisme des formes ». Parce que ça se termine vite, et que ça a commencé en quelques secondes, le temps que nos mains se touchent… Parce que ça se termine par des promesses, parce que ça se termine avec des larmes mais surtout des sourires, parce que ça se termine sur un escalier, parce que ça se termine par des confidences, des secrets et des souvenirs. Beaucoup trop de souvenirs.
On peut changer, dit Paolo Coelho, mais on ne peut pas oublier. Je ne vais rien oublier, rien du tout, je te le jure. Je n’aimerais pas le contredire. A lui je serai fidèle. Et à toi aussi. D’une certaine manière.

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