Quand les jeunes s’en vont.

Que font les vieux quand les jeunes s’en vont ? Que fait un père quand il laisse sa fille s’en aller, quand il la laisse partir et qu’il ne sait pas s’il doit l’en empêcher ? Que fait-il quand il est obligé de la quitter et que ses yeux pleurent et que son cœur ne peut plus supporter ? Que font des parents qui ont enfin pu voir leurs enfants devenir « grands », quand leurs petits-grands décident de vivre là-bas et pas ici ?
Que font des grands parents qui ont retrouvé le sourire depuis la naissance de leur petite fille quand leurs enfants décident de l’emmener dans un endroit plus calme. Que font-ils quand ils ne savent plus sourire puisque cette fille a emmené ce bout de bonheur avec elle, souvenir de son pays, souvenir de ses amis ?
Que fait une mère qui veut envoyer son fils poursuivre ses études à l’étranger, non pas parce qu’elle doute du niveau local mais parce qu’elle a dû voir les portes des écoles se refermer ? Que fait-elle quand elle vit seule et que de lui elle ne peut se séparer ?
Que fait un père qui travaille très loin, qui regarde les nouvelles et voit des avions survoler son toit ? Que fait-il quand des nouvelles de ses enfants, il n’en a pas ?
Que font les vieux quand les jeunes s’en vont ? De quoi vivent-ils quand c’est de leur énergie qu’ils vivaient et dans leurs yeux qu’ils rêvaient ? Qu’espèrent-ils quand ils ne peuvent plus être fiers de la réussite de ces derniers ?
Que fait une sœur qui sait qu’au loin là-bas ses frères pensent à elle ? Que fait-elle quand il lui est impossible désormais de les voir, et difficile de leur parler ?
Que font les moins jeunes? Que font-ils ? Pourquoi sont-ils obliges de se séparer de leurs petits ? Seront-ils fiers en cas de victoire ? Peuvent-ils réellement crier victoire quand dans leur maison, il n’y a plus d’espoir ?
Que compte vraiment ? Le monde ? Un pays ? Une patrie ? Non… d’abord la famille.

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One response to “Quand les jeunes s’en vont.

  1. ce qui compte vraiment… c’est l’espoir… c’est cette flamme qui brule au fond de chacun d’entre nous… oui, il arrive des moments ou l’on en a assez… ou l’on veut fuir… quitter… prendre le large… certes, il y’a des moments ou l’on se loge dans ce “stoicisme” therapeutique pour lutter contre les affres de la guerre…. non, ce n’est pas du désinteret,pas non plus l’un de “ses freres ou soeurs”… ce n’est pas cette indifférence “qui nous tue a petit feu “( G. B), ni ce menfichisme, cette nonchalance ou cette paresse… ou encore cette “cruelle froideur” si inhumaine… c’est uniquement un phenomene de defense de notre si fragile mais o combien! puissant organisme… on eteint… pour ne plus sentir, pour ne plus pleurer.. pour se convaincre que l’on est fort parceque on l’est et pour se relever apres l’echec et la defaite, et l’angoisse…et continuer… que font les vieux quand les jeunes s’en vont? question importante certes mais encore plus importante est celle qui suit:Que font donc les enfants de la guerre? ces espoirs de la vie?”Les enfants de la guerreNe sont pas des enfantsIls ont l’âge de pierredu fer et du sangSur les larmes de mèresIls ont ouvert les yeuxPar des jours sans mystèreEt sur un monde en feuLes enfants de la guerreNe sont pas des enfantsIls ont connu la terreA feu et à sangIls ont eu des chimèresPour aiguiser leur dentsEt pris des cimetièresPour des jardins d’enfantsCes enfants de l’orageEt des jours incertainsQui avaient le visageCreusé par la faimOnt vieilli avant l’âgeEt grandi sans secoursSans toucher l’héritageQue doit léguer l’amourLes enfants de la guerreNe sont pas des enfantsIls ont vu la colèreÉtouffer leurs chantsOnt appris à se taireEt à serrer les poingsQuand les voix mensongèresLeur dictaient leur destinLes enfants de la guerreNe sont pas des enfantsAvec leur mine fièreEt leurs yeux trop grandIls ont vu la misèreRecouvrir leurs élansEt des mains étrangèresÉgorger leurs printempsCes enfants sans enfanceSans jeunesse et sans joieQui tremblaient sans défenseDe peine et de froidQui défiaient la souffranceEt taisaient leurs émoisMais vivaient d’espéranceSont comme toi et moiDes amants de misèreDe malheureux amantsAux amours singulièresAux rêves changeantsQui cherchent la lumièreMais la craignent pourtantCarLes amants de la guerreSont restés des enfants”C.A

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