Une fille dans la ville

Une fille dans la ville… Je suis tombée sur ce livre par hasard comme je tombe sur la plupart des bouquins que je lis. Il a suffi d’un regard trop bref pour que je sache qu’il a été écrit pour moi. Je l’achète, je le cache au fond de mon sac comme un de ces objets interdits et je le ramène chez moi. Je caresse d’abord du bout des doigts la couverture glissante. Je sens ensuite l’odeur de ses pages. Et je commence enfin la lecture.
Plus je lis, et plus je me rends compte combien ce livre parle d’elle. Oui, je sais, je ne fais que parler d’elle. Je ne fais que raconter ses histoires, ses aventures et ses exploits. Mais sachez que si je parle d’elle, c’est parce qu’elle ressemble à la majorité des filles aujourd’hui. Et ce livre parle d’elles toutes. Et meme de moi.
Une fille dans la ville… Toutes les filles dans toutes les villes, les filles à Beyrouth (ma ville), à Paris, à Londres, à New York, à Pékin et dans les capitales du monde veulent de plus en plus réussir. Elles veulent réussir leurs vies familiales, sociales, professionnelles. Elles veulent être belles, elles veulent fonder une famille réussie, elles veulent se surpasser, transcender leurs peurs, leurs craintes et les obstacles que jadis leur imposait la société, elles veulent prouver qu’elles sont dignes de confiance et capables de gérer le stress du travail et les ennuis du quotidien.
Elles se perdent dans le bruit des villes, dans des foules toujours pressées, dans des listes de choses à faire, dans des appels incessants… Elles veulent s’approprier la ville, elles veulent s’approprier le pays, elles veulent s’approprier le monde.
Les filles dans les villes ont le courage, la volonté, l’ambition, la détermination et surtout la certitude de réussir.
On parle de filles dans les villes… Je vois les villes dans ces filles. Je vois des lumières dans leurs yeux, des projets dans leurs regards, de l’indépendance dans leurs démarches, de l’assurance dans leurs sourires. Je ne vois pas pour longtemps. Les filles des villes ne font que courir. Mais il ne faut surtout pas qu’elles oublient de vivre.
Des filles des villes, j’en connais de plus en plus. Quand j’y pense vraiment, je réalise que je ne connais que des filles de la ville… Je les admire, je les aime, je les imite. J’ai peur pour elles. J’écris pour leur dire de continuer. J’écris pour leur dire que je les soutiens. J’écris pour leur dire qu’elles font bien (voire mieux) les choses. J’écris pour leur dire que le monde leur appartient. Mais j’écris surtout pour leur rappeler que le bonheur se trouve quelquefois dans des choses très simples. Dans votre course infinie, cherchez la tendresse, le rire, l’amitié, le repos, l’amour. Ces choses-là sont essentielles. On les retrouve partout… même dans vos villes.

Texte dédié une fois de plus à elle. De peur qu’elle ne soit trop occupée pour etre heureuse. Parce que je veux qu’elle le soit… Texte dedie a elles toutes en definitive…

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