L’autre bout de ma vie

L’autre bout de ma vie se moque du premier. Il se souvient d’une conversation touchante un jour échangée mais en a oublié le moment et la durée. L’autre bout de ma vie est aujourd’hui très bien planifié. Il garde des souvenirs mais a fermé la page du passé. Il se contente d’un présent agréable, raisonnable. Un présent choisi, planifié, travaillé, convenable. Un bout de vie complémentaire au premier mais tellement différent. Un bout de vie qui se sert du premier, pour le dépasser, le détruire, l’ignorer, l’oublier, s’en servir et n’en garder qu’une leçon vulnérable difficile à avaler.
Mon présent aujourd’hui n’est qu’un bout timide comme le premier. Un bout qui s’ajoutera à tous les autres pour les assombrir ou les illuminer. Mon présent aujourd’hui est un bout que j’aime bien. Un bout dans lequel on danse aussi bien en boite que dans les rues de Beyrouth au petit matin.
Le premier bout a longtemps duré. Il a provoqué des paroles, des écrits, des larmes et des baisers. Il a été critiqué, détruit, construit puis déchiré. Il a rempli ma vie puis l’a un jour complètement vidée.
Ce premier bout dont j’ai parlé est aujourd’hui loin dans un endroit caché de mon passé. J’y pense quelques fois, un sourire aux lèvres, la tête plein de belles histoires. Des pensées qui se font floues et contestables, des pensées que je modifie comme le veut la mémoire.
Quant a l’autre, il est tellement beau pour tout te dire. Je pourrais t’en parler et je ne voudrais le voir partir. Il remplit ma vie peut-être pour la détruire. Mais il l’a remplit peut-être pour la construire. Et toute chance est à saisir.
Un premier bout de ma vie que je ne pourrais cacher. C’est un bout que je raconte. Que j’aime. Que je défie. Un bout que je considère, grâce à toi, avec certitude et conviction, fini.
Et puis il y a l’autre bout… Le nouveau. Un bout qui se forme. Un bout qui m’offre le temps et surtout… la possibilité.
Les choses impossibles sont provocantes. Elles nous attirent. Mais elles nous rejettent quand il est devenu difficile de partir.
Les choses possibles sont certes plus paisibles. Mais elles réalisent, par une hypothèse tout à fait possible, des choses des plus… impossibles.

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