Whatever will be, will be

L’avenir, à quoi ressemble-t-il ? Existe-t-il ? Dépend-t-il de moi ? Est-il décidé à l’avance ? Subissons-nous notre destin ? Le construisons-nous ? Autant de questions sans réponses… Car si je connais mon passé, si j’essaie de vivre aussi pleinement que possible mon présent, l’avenir quant à lui reste mystérieux…

Certains disent que l’avenir de chacun de nous est déterminé à l’avance. Et pour pouvoir surmonter un problème, ils se consolent par l’idée que c’est la volonté de Dieu et que « c’est écrit » (Maktub).
D’autres, plus cartésiens, adhèrent à un courant différent, voire opposé. En effet, ils pensent que l’avenir de chacun n’est que le sort qu’il mérite puisqu’il n’est que le reflet, la rémunération (ou la sanction) du passé.
La distinction ci-dessus repose donc sur un critère personnel ; celui de la croyance.

La relation que nous entretenons avec notre avenir dépend aussi, hélas, d’un critère géographique. Oui, géographique. Selon que nous soyons nés en Moyen-Orient ou en Europe par exemple, nous développons une relation de méfiance ou de confiance avec notre avenir. La naissance signerait donc, un peu comme le veut la première des conceptions qui justifie tout par la volonté de Dieu, le destin de chacun.

Un français me donne rendez-vous 4 mois à l’avance fixant le jour, l’endroit… et l’heure. Je ne puis m’empêcher d’esquisser un sourire et d’adopter un air léger sans même prendre la peine de noter ces précisions. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il est encore tôt et que nul ne sait ce qu’il adviendra dans 4 mois. Parce que moi, je suis née au Liban.

Nous libanais entretenons une relation de méfiance réciproque avec l’avenir. Nous l’ignorons, nous le snobons, nous le craignons. Nous refusons d’en parler, nous le haïssons d’avance, nous le condamnons ouvertement. Alors qu’ailleurs, l’avenir ressemble un peu au passé et un peu plus au présent. Ailleurs, l’avenir n’est point injuste, rancunier, imprévisible… L’avenir est mérité.

Mais comment connaître à l’avance le futur déroulement des choses ? Il n’est possible de prévoir le lendemain que si nous le préparons. Or quand le changement est provoqué de l’extérieur, il est tout à fait compréhensible qu’il soit surprenant. Alors prenons les choses en main et soyons le moteur du changement… rien que pour mieux connaître l’avenir.

Comparant le Liban aux pays « ennuyants » où tout est connu, prévu, aimé, comparant mon pays où l’on se donne rendez-vous une minute à l’avance pour l’annuler dans la seconde qui suit à ceux où les rendez-vous fixés avant 4 mois sont tout à fait raisonnables, je fredonne une chanson qui me semble bien appropriée : « Que sera, sera, wherever will be will be… ».

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