Tout est dans le sentiment

Certains principes sont généralement admis. Fixés par je ne sais qui et retenus par nous, aveuglement, spontanément, lâchement, ils constituent notre censure sociale et décident, catégoriquement, ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. Comme ça, automatiquement, aux yeux de tous, par ce processus classique voire archaïque, nous devenons tantôt rebelles donc en marge de la société et tantôt conformes, donc acceptés.

Certaines personnes profitent de leurs titres pour agir dans un sens déterminé et échapper à la critique : ce qui est permis au roi ne l’est pas forcément au pauvre citoyen du coin. Pouvoir, argent ou influence sociale permettent de diverger aux normes et ramener le délinquant au statut de bon citoyen. Un homme politique se permet de violer la loi, l’ayant lui-même créée. Un prof se permet d’arriver en retard se prévalant du fait que la ponctualité ne s’applique qu’aux élèves. Une femme casée échappe rarement à la sanction sévère du jugement d’immoralité, affichant la pancarte de non célibataire.

En réalité, agir sans titre nécessite beaucoup plus d’efforts, de la témérité et surtout de l’audace. Car une femme amoureuse qui se permet de se lancer dans une aventure avec l’homme qu’elle aime est bien plus morale que celle qui se cache derrière sa relation pour agir en toute indécence.

Le titre ne justifie pas les moyens. Et la carence du titre n’est pas en soi une cause de jugement. Tout est dans le sentiment.

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