L’orgueil de mes vingt-deux ans

J’ai toujours cru tout savoir. Du programme du week-end, du poids idéal que je devais atteindre, de la date exacte de l’obtention de mes diplômes universitaires, du domaine professionnel dans lequel je devrais travailler au jour précis de mon mariage. Du haut de mes vingt-deux ans, la vie ne pouvait plus rien me cacher. Une organisation poussée du temps et des choses qui m’entourent a même contribué à créer une illusion d’ordre et de précision. Et j’en étais fière.
Mon avenir, je le connaissais déjà. J’imaginais déjà mes enfants, ma maison, mon homme, mon bureau et le rythme de ma vie. Tout était propre. Tout était organisé. Tout était bien préparé. Et jusqu’à ce jour, j’étais à jour dans le programme.
Et puis un jour où les choses étaient particulièrement propres, un jour où ma vie semblait parfaitement dessinée, un jour ou mes vingt-deux ans me chatouillaient, j’ai décidé de tout désordonner… un jour ou la brillance du décor ma dégoutée, je lançai tout ce qui est propre et je me lançai dans le vide, dans l’inconnu, dans l’extrême, dans l’imprévu, dans le sale, dans l’incertain, dans le vrai, dans le doute, dans la peur, dans l’hésitation, dans le peut-être, dans le je ne sais pas trop, dans le court terme… dans la vie.
Et je me suis sentie… vivante.
Je vis.

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