Ma seule constante

On se fait des amis. On les voit au rythme des soirées. On ne sait pas à quoi ils ressemblent la journée. On se dit meilleurs potes. Et puis un jour on ne se connait plus. Comme ca. On se voit sans se parler. On n’échange même pas un sourire. Et on jette toutes ces soirées dans le passé. Comme par une faiblesse exagérée de la mémoire. Ou une hypocrisie noire…
Les hommes entrent dans nos vies. On se fait promesses et serments. On s’expose avec eux, on leur tient le bras comme pour ne jamais les lâcher, on pose la tête sur leurs épaules comme pour se cacher, on danse, on rit, on parle, on s’embrasse et puis un jour… ils s’en vont. Comme ca aussi. Et comme l’amour qu’on s’était promis… jusqu’à l’infini.
On se fait de nouvelles connaissances durant un stage à l’étranger. Ces connaissances se transforment en de sincères amitiés. On passe toute la journée à papoter. Entre filles, on parlait de garçons, du soleil qu’on nous interdisait, des examens de droit, de Paris, de Beyrouth, des filles, des habits, des macarons la durée… Et puis, autour d’un cocktail en happy hour, on se promet amitié éternelle et visites annuelles… mais le temps passe. Et la vie est cruelle.
A la fac, on passe un examen de mon matin après une soirée arrosée. Je ferme les yeux l’espace de deux minutes, juste pour reprendre mon souffle et rassembler mes idées. Je me réveille trois heures plus tard. L’examen est terminé.
Noel passé je me suis fait teindre en brune. Et ca ne m’allait pas. Du tout. Tout le monde me l’a dit. Ce n’est pas un secret. Et quand j’ai supplié le coiffeur de me rendre mes mèches blondes de l’été, il m’a dit qu’il ne pouvait les ramener… Ce jour-la j’ai pleuré.
Des déceptions, des expériences, des ruptures, des souvenirs amers, des examens ratés et des mèches autrefois dorées. Des choses qui changent, des choses tristes, des choses pas très tristes, des choses normales et des larmes gamines parfois… Des amis qui rentrent dans nos vies, des amis qui en ressortent, des amis nouveaux, des hommes qui passent etc. Oui, tout est en éternel changement. Et tout bouge. Les sentiments que l’on croit encrés a jamais finissent par s’évaporer. Et les projets se font sur des sables mouvants. Mais une seule chose reste constante. Une seule chose n’a jamais changé. Une seule chose ne pourra jamais, avec le temps, s’effacer. Ma famille est ma seule constante. Quand tout le monde s’en va, sur un balcon en plein été, parmi mes frères, ma sœur et mes parents, plus rien ne compte pour moi. Quand l’examen je l’ai raté, ma mère était sure que j’allais faire mieux la fois d’après, même si moi je ne l’étais pas. Quand mes mèches foncées ne m’allait point, personne a la maison n’a même remarqué. Eux, ils voient a travers les couleurs. Et quand l’homme de ma vie a pris une route différente… sur le balcon, devant une télé qui chante, j’ai souris à ma constante.

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